Après la sortie des écoles, tu passes directe à la case gériatrie et c’est un vieux de 38 ans qui t’invite à dîner. Bon, le mec est beau, sympa, il a un job (on s’en souvient, c’est maintenant un critère), le mec est homo le mec te cours après depuis 7 mois… pour en arriver à te tenir la main et t’expliquer, que « tu me plais, mais je ne suis pas amoureux, et j’ai peur, et en fait, peut-être que si on y allait quand même (va jouer sur l’autoroute, connard) je tomberais amoureux, mais que là, je ne sais pas (traduire: t’es une pucelle de 16 ans ET tu as tes règles) et que finalement, on reste comme ça, hein Marla? »

Je laisse un blanc. Volontairement.

encore un peu

ET LA MON GARS, T’ES TROP BEAUCOUP BIEN MAL TOMBÉ

Car tout de suite me viennent à l’esprit deux mots, grâce à mon esprit de synthèse bionique: fiotte, allumeuse. Généralement je ne discrimine pas les minorités, mais faut pas non plus débarquer avec ton bac à sable sur mon terrain.

« On reste comme ça…. » à méditer dans les chaumières…  Donc, grâce à mon esprit de synthèse bionique je lui traduis fiotte/allumeuse tout de suite en deux phrases: « On reste comme ça, mais tu arrêtes de me chauffer et t’es mon pote de bouffe et de défilés de mode. Ou alors, tu y vas (vazy montre si t’as plus de couilles que moi, pour voir), on y va, et voilà. » Clair. précis. simple. Hein, pétasse. ? . Pétasse il est devenu tout rouge comme mon verre et il a bafouillé un truc du genre « je suis ambigu » là, j’ai traduis bioniquement: homo/on s’en fout/ no sex tonight. J’ai vidé mon verre, j’ai payé l’addition et chuis allé aux putes.