Une fois de plus, je ne serais point avare de conseils juteux sur la vraie vie de tous les jours où il n’y a plus de neige en hiver.

Aujourd’hui: Comment arrêter de fumer sans étriper une belette, ni considérer le pot de Nutella familial comme un flamby?

Arrêter de fumer c’est facile et après on meurt.  Pour arrêter de fumer facilement, tout se passe dans ta tête, c’est comme pour écrire mon livre, il est écrit, dans ma tête. Faut que je trouve un moyen de le publier dans la tête des autres, passons, je me suis trompée de planète, de siècle, d’espace-temps. bref.  Arrêter de fumer ne consiste donc pas à rallumer les mégots de tes invités dans le cendrier après leur départ. Ni à dire haut et fort « ça fait un mois que j’ai arrêté de fumer » une clope à la main.

Ni à écouter Jack le Pharmacien qui traite tout à coup de Ruinart et qui te file la clope électronique. Et là, gross malheur, tu inhale de la vapeur, tu tires comme une dératée et tu finis par aller taper une marlboro rouge sur la terrasse d’à côté. C’était donc l’anniversaire de mon 1 mois sans clope. Exercice réussi.

Pour savoir si tu as vraiment arrêté, il existe un petit appareil qui te renseignera immédiatement, c’est la balance (pèse-personne pour nos amis Shad’), tu y verras des chiffres merveilleux, ceux que t’avais pas vu depuis la grossesse de ta soeur, ou la naissance de Bymbolino le bébé éléphanteau. Là c’est sûr, tu es sorti de l’Auberge du Chameau. Celle où tu respireras mais pas de tout ton poumon (le gauche, passke le droit tu l’as déjà joué au poker), celle où tu tousseras mais pas de toutes tes bronches, celle où tu pueras de toutes tes fringues, enfin tu quitteras cette pension merveilleuse où tout le monde il est gris.